Sans maux dire

 

L’inceste est mis en scène par un biais qui n’a jamais été visité, celui des géniteurs coupables et complices. Voilà une mère comme il en existe des centaines. Elle abandonne sa fille aux mains du père…

Ferme-t-elle les yeux pour moins souffrir ? A-t-elle les armes nécessaires pour combattre ? Il faut savoir que l’inceste touche 5% des enfants (toutes classes sociales confondues). Cet obsédant besoin naît peut-être de la bête issue du fond des âges. Il alimente honteusement les vils besoins des gens très biens, pour graver dans la chair de la mémoire cachée d’enfants murés dans le silence, d’inaccessible plaie.

Ce livre se veut un cri de haine, autant qu’un cris d’amour. Il pourrait se prêter à un scénario ou se conjuguer dans toutes les langues de la Terre.  Son universalité est un châtiment pour l’humanité toute entière et son réalisme, la triste réalité d’enfants à jamais atrophiés.